Promotion du BIO, garantir le maintien de l’accès des produits agricoles et agroalimentaires sur tous les marchés.

14 May 2021

Saviez-vous que le terme BIO est plus qu’une mode en vogue ? En effet, c’est un concept assez complexe régie par des règlementations et dont le non-respect entrainerait des conséquences néfastes sur la Santé Publique et sur l’Environnement. Afin d’éviter cet affront, l’Union Européenne soutient le Ministère de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche à travers le Programme RINDRA.

Renforcement des aspects de contrôles sanitaires et phytosanitaires

Etant un Programme de Renforcement INstitutionnel, le Programme RINDRA prévoie de renforcer les aspects de contrôles sanitaires et phytosanitaires afin que la mise en œuvre des réformes du secteur Agriculture, Elevage, Pêche et Environnement soit accélérée, le cadre législatif et règlementaire est révisé (adapté et complété) et un meilleur respect de ce cadre est assuré.

Dans cette optique, un atelier d’information exportateurs et des producteurs de produits végétaux sur les nouvelles règlementations européennes en matière de pesticides à Madagascar s’est tenu le 30 et 31 mars à l’Hôtel Panorama.

L’objectif de l’atelier est d’informer les parties prenantes des chaînes de valeurs destinées à l’exportation vers le marché européen, sur la nécessité pour nos produits agricoles/agroalimentaires malgaches de se conformer aux dispositions règlementaires européennes. Ces dernières régissent notamment les conditions d’accès en matière phytosanitaire et sanitaire des produits importés des pays tiers y inclus les exigences pour les produits biologiques importés.

Les nouvelles règlementations européennes en vigueur

Des nouvelles règlementations européennes sur les mesures sanitaires et phytosanitaires (inclus les pesticides) et l’agriculture biologique sont entrées en vigueur. Madagascar, en tant que pays partenaire commercial, doit s’y conformer afin de garantir le maintien de l’accès de ses produits agricoles et agroalimentaires sur le marché européen. Dans ce sens, cette obligation résulte de l’article 2 de l’Accord de l’Organisation Mondiale du Commerce sur les mesures sanitaires et phytosanitaires.

Ainsi, il s’avère primordial d’organiser d’informations afin de préserver l’accès des végétaux et des produits végétaux de Madagascar sur le marché européen.

Ledit atelier a été honoré par la présence du Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Dans son allocution, il a réitéré l’importance de la protection des végétaux sous ces divers angles et a promis de faire le nécessaire pour renforcer les capacités de la Direction de la Protection des végétaux à mettre en place des mesures équivalentes acceptées par les pays importateurs, et de lui fournir les ressources humaines et financières adéquates dans la mesure du possible. Il a également informé les participants de l’atelier sur les mesures qui vont être prises au niveau de la DPV afin de remédier aux problèmes d’accès aux marchés surtout sur le marché de l’Union Européenne, à savoir : la mise en place d’un système d’enregistrement pour les exportateurs, l’analyse des produits végétaux à exporter avant la certification, l’accompagnement des sociétés exportatrices à la mise en place du système HACCP et la mise en place de Plan de Mitigation Sanitaire et le renforcement du système de contrôle des pesticides.

En outre, la gestion intégrée des ravageurs qui permet de sauvegarder la santé des végétaux tout en protégeant la santé humaine ainsi que l’environnement s’avère continuellement encouragée au niveau des producteurs. Tels sont les changements qui seront engagés main dans la main avec toutes les parties prenantes et les partenaires du changement œuvrant dans ce sens.

Cet atelier a abouti à plusieurs recommandations dont certaines seront mises en œuvre avec l’appui du Programme RINDRA, notamment le renforcement des capacités techniques de la DPV sur le diagnostic et la surveillance des organismes nuisibles des végétaux, ainsi que le renforcement des capacités techniques de la DPV sur la régionalisation (zone indemne, zone à faible prévalence) (producteurs, opérateurs).