Union Européenne-Madagascar

Union Européenne-Madagascar
24 Sep 2020

Une coopération florissante selon le BACE, 96% du 11e FED engagés


Plusieurs réalisations sont enregistrées dans le cadre du partenariat entre Madagascar et l’Union Européenne. Interview avec Bruno Maurille Rakotomahefa, directeur du BACE (Bureau d’Appui à la Coopération Extérieure).

 Midi Madagasikara (MM). Que peut-on dire de la coopération entre Madagascar et l’Union Européenne ?

Bruno Maurille Rakotomahefa (BACE). L’Union Européenne fait partie des principaux partenaires de développement de Madagascar. Actuellement, cette organisation appuie le PIN (Programme Indicatif National) à travers le 11e FED (Fonds Européen de Développement). Les engagements pour l’utilisation de ce fonds se font sur sept ans, pour chaque phase. Aujourd’hui, nous sommes déjà dans la onzième, qui s’étale sur la période 2014-2020. Pour Madagascar, l’Union Européenne (UE) a attribué une enveloppe de 518 millions d’euros du FED, pour financer le PIN. Il s’agit d’une réponse de la Team Europe, pour la réduction de la pauvreté à Madagascar, par la relance économique visant une croissance durable et inclusive, ainsi qu’une amélioration de la qualité de la population malgache.

  1. Si la date limite d’engagement du 11e FED arrivera dans quelques mois, qu’en est-il de la réalisation des programmes et des projets ?

BACE. Effectivement, c’est l’engagement qui s’achèvera en fin 2020 et Madagascar affiche déjà une bonne performance dans ce cadre. Mais une fois que l’engagement est fait, pour un programme ou un projet, sa mise en œuvre peut être faite même au-delà de 2020, suivant un calendrier prédéfini. Il faut noter que le ministre de l’Economie et des Finances est l’Ordonnateur National du FED, pour Madagascar. Il représente le pays dans le cadre du partenariat avec l’Union Européenne. De son côté, le BACE entre en relation avec les ministères bénéficiaires des fonds. Nous œuvrons dans la promotion des projets et assurons la conformité des documents à envoyer à l’Union Européenne pour les demandes de financement, en veillant à ce que ces projets cadrent avec les objectifs de la convention signée. Une fois les fonds décaissés, nous nous assurons de garder la cohérence de leur mode de gestion et nous effectuons des suivis et évaluations sur terrain

  1. Quels sont les secteurs d’intervention de l’Union Européenne dans le cadre du 11e FED et de quels montants de financement bénéficient-ils ?

BACE. Trois secteurs principaux d’intervention ont été retenus pour l’action du 11e FED. Figurant dans le PIN, ces secteurs sont la gouvernance et le renforcement des politiques publiques (145 millions d’euros), les infrastructures en support au développement économique (230 millions d’euros) et le développement rural (130 millions d’euros). L’enveloppe contient également 8 millions d’euros pour l’appui à la société civile, 3 millions d’euros pour le fonctionnement de l’Ordonnateur National du FED et 2 millions d’euros pour la Facilité de Coopération Technique. 96% de ces fonds sont actuellement engagés. Le reste constitue un troisième appui budgétaire de 21 millions d’euros, dont les démarches pour le processus d’engagement sont déjà en cours.

  1. Vous avez parlé de promotion, coordination et suivi. Pouvez-vous expliciter ?

BACE. En effet, le BACE veille à la promotion et au bon déroulement des activités dans le cadre de la coopération et ses deux services travaillent ainsi d’arrache-pied. Le Service Contrats et Finances travaille, entre autres, à la gestion des passations de marché ou le paiement des prestataires. Le Service des Opérations est plus technique, et effectue les suivis et évaluations sur terrain, pour que les Programmes répondent aux objectifs de la convention de financement. Nous sommes là pour coordonner et apporter des solutions aux problèmes rencontrés lors de la mise en œuvre des programmes et projets sur terrain.

Par ailleurs, le BACE travaille également au-delà du Plan national et veille sur la mise en œuvre du Programme indicatif régional (PIR), avec les structures régionales comme le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), et la Commission de l’océan Indien (COI). Notre rôle est d’appuyer et d’effectuer la mise en œuvre des programmes tels que le FACMAIR du COMESA, la Facilité liée au commerce de la SADC ainsi que le Programme d’appui à l’intégration régionale et au développement de la COI.

Recueillis par Antsa R.


Sources :